Redirection 301 des anciennes pages : ce que j'ai fait de 500 vieilles adresses

Redirection 301 des anciennes pages : ce que j'ai fait de 500 vieilles adresses

Quand j'ai lancé mon comparateur de logiciels, le nom de domaine avait déjà servi : un ancien site WordPress y avait publié des centaines d'articles. Leurs adresses existaient encore dans Google et dans les liens d'autres sites. Voici ce que j'ai fait de plus de 500 vieilles adresses.

Le problème

Quand une page disparaît, son adresse ne disparaît pas des mémoires. Elle reste dans les résultats de Google pendant un temps, dans les favoris des visiteurs, et surtout dans les liens posés par d'autres sites.

Sans rien faire, toutes ces visites tombent sur une page « introuvable ». Le visiteur repart, et la valeur des liens qui pointaient vers l'ancienne page est perdue.

Deux réponses possibles

  • La redirection 301 : « cette page a déménagé, voici sa nouvelle adresse ». Le visiteur arrive directement sur la nouvelle page, et Google comprend qu'il doit la remplacer dans ses résultats.
  • Le code 410 : « cette page a été supprimée et ne reviendra pas ». Google la retire plus vite de ses résultats qu'une simple page introuvable.

Ma règle pour choisir

Pour chaque ancienne adresse, je me suis posé une seule question : ai-je aujourd'hui une page qui répond à la même question ?

  • Oui : redirection vers cette page. Par exemple, une vingtaine d'anciens articles sur les liens et les backlinks pointent vers ma page actuelle sur la façon de passer en page 1 de Google avec l'IA. Une vingtaine d'articles sur les outils de mots-clés pointent vers mon guide des outils SEO avec l'IA.
  • À peu près : redirection vers la rubrique du blog la plus proche. Les anciennes catégories et les articles sans équivalent direct envoient vers le blog.
  • Non, et le sujet n'a rien à voir avec mon site : code 410. C'est le cas d'une quarantaine d'adresses.

Au total : environ 500 redirections et une quarantaine de pages déclarées supprimées.

Ce que j'ai évité

  • Tout rediriger vers l'accueil. C'est tentant, mais Google traite souvent ces redirections comme des pages introuvables. Et le visiteur qui cherchait un sujet précis tombe sur une page qui ne lui répond pas.
  • Les chaînes de redirections. Une ancienne adresse doit mener directement à la page finale, pas à une autre adresse qui redirige à son tour.
  • Les cibles qui n'existent pas. Mon programme de construction refuse de mettre le site en ligne si une redirection pointe vers une page absente. Cette vérification m'a déjà évité plusieurs erreurs.

Les adresses techniques aussi

Un ancien site WordPress laisse aussi des adresses secondaires : les flux, les versions mobiles accélérées, les pages 2, 3, 4 des catégories. J'ai fait en sorte qu'elles suivent la même règle que l'adresse principale.

J'ai aussi redirigé les variantes de mes propres adresses : « /page.html » vers « /page », « /index.html » vers la racine, et la version avec « www » vers la version sans.

Comment je l'ai mis en place

Toutes les correspondances sont dans un simple fichier texte : une ligne par ancienne adresse, suivie de sa nouvelle destination ou de « 410 ». Mon programme transforme ce fichier en règles pour le serveur. Je détaille ce fichier de règles dans mon article sur l'hébergement d'un site statique.

Le résultat

Je ne peux pas encore mesurer ce que ces redirections ont sauvé : je viens seulement de brancher la Search Console. Elle me dira bientôt combien de visites arrivent encore par d'anciennes adresses. Je compléterai cet article avec ces chiffres.

Si vous préparez une refonte, faites la liste des anciennes adresses avant de mettre le nouveau site en ligne, pas après. C'est l'un des points de ma checklist de refonte de site.

Tarmou