Liens entre ses propres sites : ce que Google en pense, et l'erreur que j'ai faite

Liens entre ses propres sites : ce que Google en pense, et l'erreur que j'ai faite

J'ai trois sites : un comparateur de logiciels, une agence de référencement et un site pour les avocats. Les relier entre eux paraît naturel. Pendant un temps, j'ai pourtant fait de ces liens une règle mécanique. En faisant le bilan, j'ai vu le problème. Voici ce que dit Google, et ce que j'en retiens.

Ce que j'avais mis en place

Pour aider mes deux sites les plus jeunes, j'avais fixé une règle à mon site d'agence : chaque article contient quatre liens. Deux vers mon comparateur (l'accueil et une page intérieure), deux vers mon site pour les avocats (pareil).

Le 10 octobre 2026, en faisant le bilan du site pour les avocats, j'ai compté ses liens venus de l'extérieur. Presque tous venaient de mon site d'agence : 24 liens depuis 12 articles, dont 12 vers l'accueil. Un par article, toujours vers la même page, avec la même construction.

C'est ce qu'on appelle un schéma trop régulier. Un lecteur ne le remarque pas. Un moteur de recherche, qui voit des milliers de sites, le repère sans peine.

Ce que dit Google

Google n'interdit pas de relier ses propres sites. Un lien est utile quand il aide le lecteur à aller plus loin. Ce que ses règles visent, ce sont les liens faits pour manipuler le classement. Parmi les exemples qu'il donne :

  • les échanges de liens excessifs, du type « fais un lien vers moi, j'en fais un vers toi » ;
  • les pages de partenaires créées seulement pour se relier entre sites ;
  • les liens placés en masse, toujours au même endroit, avec les mêmes mots.

Le risque n'est pas forcément une sanction. Le plus souvent, Google ne compte tout simplement pas ces liens. On croit aider un site, et le travail ne sert à rien.

Ce qui distingue un bon lien d'un lien mécanique

  • Le sujet. Un article de mon agence sur le référencement des avocats a toutes les raisons de citer mon site pour les avocats. Un article sur les boutiques en ligne, beaucoup moins.
  • La page visée. Un lien vers la page qui répond vraiment à la question vaut mieux qu'un lien vers l'accueil.
  • Le nombre. Un ou deux liens quand c'est utile, aucun quand ça ne l'est pas. Pas un quota fixe.
  • Les mots du lien. Des phrases naturelles, différentes d'une page à l'autre, plutôt que toujours le même mot-clé.

Et ce carnet, alors ?

La question se pose : ce blog fait des liens vers mes trois sites, c'est même pour cela que je l'ai créé. La différence, je l'espère, tient au contenu. Chaque article raconte quelque chose de vrai, avec des chiffres et des erreurs, et le lien mène vers la page qui prolonge le sujet. Un blog vide qui n'existerait que pour ses liens ne tromperait personne, et surtout pas Google.

Si je devais refaire la règle aujourd'hui

  1. Pas de nombre de liens imposé : un lien seulement quand le sujet s'y prête.
  2. Vers une page intérieure précise, rarement vers l'accueil.
  3. Avec des mots qui décrivent la page visée, différents à chaque fois.
  4. Et surtout, chercher des liens venus d'ailleurs : un site qui ne reçoit des liens que de son propriétaire reste un site isolé.

Ce que j'en retiens

  • Relier ses sites n'est pas interdit ; le faire de façon mécanique ne sert à rien.
  • Compter ses liens de temps en temps : c'est en les comptant que j'ai vu le problème.
  • La vraie autorité vient des autres : citations, partenaires, annuaires sérieux, articles qui vous mentionnent.

Obtenir des liens venus d'autres sites, sans tomber dans ces pièges, c'est tout le sujet de ma page sur le netlinking. Et pour voir à quoi ressemble un lien justifié par le sujet : mon site pour les avocats publie une étude sur les sites de 27 cabinets, le genre de page que d'autres sites ont une raison de citer.

Tarmou